APEDYS
   
La dyslexie, l'union fait la force!
   
La communauté des chercheurs Usages de l’Internet dans la présentation et l’utilisation d’un test permettant de détecter et de caractériser les troubles dyslexiques

 

Apport de la neuropsychologie cognitive dans les usages pédagogiques et cliniques

Dworczak Fabien, Tatjana Nazir, Michalon Sonia

 

 

Ce test, développé au sein du laboratoire Cerveau et Langage (ISC, UMR CNRS 5015) par Tatjana Nazir, Nadia Benboutayab et Natsumi Kajii, a pour objectif de fournir un outil simple mais performant, permettant de mesurer les habiletés des apprentis lecteurs en reconnaissance visuelle de mots écrits.

 

 

Ce test mesure les performances en identification de mots et de pseudomots présentés rapidement (de 20 à 200 ms) et de telle manière que le sujet fixe alternativement la 1ère, la 2ème, la 3ème, la 4ème ou la 5ème lettre de la séquence (paradigme de la position variable du regard).



 

 

Au début de l’acquisition de la lecture, la reconnaissance des mots dépend fortement des aspects visuels, et à un moindre degré, des aspects lexicaux. La différence de performances entre les mots et les pseudomots devrait donc être faible, et les erreurs de lexicalisation ou de paralexie relativement absentes. Au fur et à mesure que le lexique mental évolue avec l’expérience du lecteur, l’inférence lexicale s’accroît, et les performances pour les mots augmentent par rapport à celles pour les pseudomots.

 

 

Données chez les lecteurs dyslexiques :

 

Les enfants dyslexiques ne présentent pas tous les mêmes difficultés.

 

 

L’hypothèse phonologique

 

La dyslexie développementale est classiquement interprétée comme résultant d’un trouble phonologique, lequel nuit à l’apprentissage de la correspondance graphème-phonème. Classiquement ces enfants présentent des difficultés lors de tâches de conscience phonologique (suppression ou fusion de phonème), de mémoire à court terme verbal (répétition de non-mots, de séquençage de chiffres), de dénomination rapide d’images. Les enfants présentant une dyslexie de type phonologique ont des problèmes sur toutes ces tâches et cela se traduit par une lecture qui présente un nombre important d’erreurs de conversion graphème-phonème.

 

 

L’hypothèse visuelle

 

La population des enfants dyslexiques est fortement hétérogène et certains cas ont été décrits qui ne présentent pas de troubles phonologiques sous-jacents. Un trouble visuo-attentionnel a, ainsi, pu être associé à certaines formes de dyslexie. Cela se traduit par une lecture lente et syllabée, jamais fluide (l’enfant redécouvre le mot à chaque lecture), de gros troubles dans l’orthographe d’usage, des difficultés de copie de mots et de texte. Ces enfants participent bien à l’oral et les début de l’acquisition de la lecture se passe bien. Ces troubles peuvent passer inaperçus puisque l’enfant n’a pas de problème de reconnaissance des graphèmes et phonèmes. On parlera de dyslexie de surface qui se caractérise par la difficulté a mettre en place un lexique orthographique fort.

 

 

 

 

Ce test nous permettra, donc, de mettre en évidence d’une part, un trouble spécifique des procédures d’identification perceptive pour l’enfant présentant une dyslexie de surface et d’autre part, une faiblesse de ces mêmes procédures chez l’enfant dyslexique phonologique.

 

Nous espérons ainsi, grâce à l’Internet et avec le partenariat de l’association APEDYS et de son site (www.apedys.org), fournir un outil performant, d’accès libre, permettant de détecter et de caractériser les troubles dyslexiques.

 




Posté le Lundi 23 janvier 2006 @ 08:51:34 par adminv

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