APEDYS
   
La dyslexie, l'union fait la force!
   
La communauté des chercheurs un article présenté aux Journées du Réseau de sciences cognitives d’Ile-de-France

 

Journées du Réseau de sciences cognitives d’Ile-de-France (RESCIF),

« Génétique et cognition »,

Paris, 12 mai 2006 :

Usages de l’Internet dans la présentation et l’utilisation d’un test permettant de détecter et de caractériser les troubles dyslexiques d’origine développementale (génétique ?)

Apport de la neuropsychologie cognitive dans les usages pédagogiqueset cliniques  


             Dworczak Fabien (1), Tatjana Nazir, Decoppet Nathalie, Michalon Sonia (2)
                    (1)   GREPH-IEP, Université Lyon2
                    (2)   ISC, Bron (69)

 

 




 

Ce test, développé au sein du laboratoire Cerveau et Langage (ISC, UMR CNRS 5015), a pour objectif de fournir un outil simple mais performant, permettant de mesurer les habiletés des apprentis lecteurs en reconnaissance visuelle de mots écrits. 


Ce test mesure les performances en identification de mots et de pseudomots présentés rapidement (de 20 à 280 ms)  et de telle manière que le sujet fixe alternativement la 1ère, la 2ème, la 3ème, la 4ème ou la 5ème lettre de la séquence (paradigme de la position variable du regard).


Au début de l’acquisition de la lecture, la reconnaissance des mots dépend fortement des aspects visuels, et à un moindre degré, des aspects lexicaux. La différence de performances entre les mots et les pseudomots devrait donc être faible, et les erreurs de lexicalisation ou de paralexie relativement absentes. Au fur et à mesure que le lexique mental évolue avec l’expérience du lecteur, le processus d’inférence lexicale s’accroît, et les performances pour les mots augmentent. Chez des enfants présentant un trouble spécifique du langage écrit, des différences, à la fois quantitatives, mais également qualitatives sont observées, en fonction des troubles cognitifs sous-jacents (phonologique vs visuo-attentionnel).


L’interprétation de l’effet de position du regard dans le mot a grandement bénéficié des travaux de Nazir et collaborateurs (1991), repris et enrichis ultérieurement par Kajii et Osaka (2000), Benboutayab (2004) et Decoppet (2005). Un modèle mathématique – le modèle CLIP - a ainsi été élaboré et validé empiriquement.


Nous espérons ainsi, grâce à l’Internet et avec le partenariat de l’association Apedys-Rhône et de son site (www.apedys.org), fournir un outil performant, d’accès libre, permettant de détecter et de caractériser les difficultés à reconnaître les mots écrits présentés brièvement.

Ces partenariats devraient permettre d’élargir nos politiques éducatives et nos politiques de santé publique en offrant les résultats des recherches les plus récentes à tous  les professionnels impliqués dans les domaines des troubles des apprentissages (dyslexie particulièrement) : orthophonistes, neuropsychologues, pédiatres, généralistes, enseignants…




Posté le Dimanche 21 mai 2006 @ 16:06:50 par apedys

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